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CHRONOLOGIE APOLLO

APOLLO 1

LE DRAME DE LA PLATEFORME 34

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C'est début 1965 que la NASA programme la première mission habité avec les modules de commande Apollo pour 1967. Le programme se déroule sans trop de problèmes, la Saturn 1B qui emportera l'équipage vole en février 1966 après 10 vols du Saturn 1. En mai, une maquette grandeur réelle du Saturn 5 est amené sur le complexe de lancement 39, le port lunaire Apollo au mois de mai.  

Le 21 mars 1966, la NASA annonce que l' équipage commandé par Virgil Grisson, Edwards White et Roger Chafee pilotera le premier vol habité d' Apollo à l' automne prochain avec en réserve J Mc Divitt, D Scott et R Schweikart.

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L'équipage d'Apollo 1 photographié en mars 1966 et la photo officielle d'avril 1966


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L'équipage à Downey en août 1966. 
Octobre 1966, l'équipage teste le module de commande dans la chambre à vide du KSC

En août, le lanceur Saturn 1B AS 204 arrive au Cap Canaveral et est monté sur le LC 34. Le 12, le premier module de commande habité arrivé au Cap.

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En octobre, la mission est officialisée, le lancement est prévu pour février 1967.

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Entraînement aux manoeuvre de secours dans le Golfe du Mexique. L'équipage de réserve réalisera les mêmes exercices d'entraînement en décembre.

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Le 3 janvier, le CSM 012 est déplacé du stock Est H 134 pour être assemble au SLA 5 dans le Manned Spacecraft Operations Building. 6 janvier, le CSM 012 destiné à AS 204 est monté sur le lanceur Saturn 1B.

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   17 janvier, l'équipage pose devant la tour du pad 34. 19 janvier, entraînement à l'intérieur du CM 012.

La répétition du 25 janvier a 24 heures de retard à cause de problèmes sur l'enregistreur du simulateur de décollage.

Le vendredi 27 janvier 1967, les astronautes Virgil Grisson, Edward White et Roger Chaffee prennent place dans la cabine 012, pour une seconde simulation de compte à rebours au sommet du lanceur AS 204 sur le pad 34. Grisson est couché sur le siège gauche, White au centre et Chaffee à droite. Une odeur désagréable est noté en entrant dans le module. Les analyses ne montrent rien d'anormal.  

Le système de communication donne beaucoup de soucis aux techniciens depuis que la cabine est sur le pad. Grisson avait discuté quelques jours avant avec Slayton, le patron des astronautes des problèmes de communications du vaisseau et suggérer que la manager du programme Joe Shea reste dans le module, assis dans la partie basse pour  vérifier l'état des transmissions avec le sol. L'idée est abandonnée par le manque de place et le fait que le réseau de communication de cette 4eme personne passerait par un autre circuit que celui utilisé en vol. De plus, la fermeture de l'écoutille est la mise en pression de la cabine interdisait le passage de câbles supplémentaires à travers la paroi. Slayton et Shea écouteront les communications depuis le centre de contrôle, dans le blockhaus avec le CapCom Stuart Roosa. 

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A 14 h 45, heure locale, la cabine est pressurisée, les visières des astronautes abaissées. Le CD doit se terminé vers 19 h 31. Depuis le début du programme de vols habité US, l'oxygène pur à 100% est utilisé pour pressurisé les cabines et les scaphandres des astronautes. L'oxygène est préférée au mélange avec de l'azote qui rend complexe le système de plomberie de bord et alourdit la masse du vaisseau. Pour cette simulation, la cabine est en légère surpression de 10% par rapport à la pression atmosphérique ce qui permettra de déceler d'éventuelle fuite d'air.

L'écoutille d'Apollo est différente de celle utilisé sur Mercury et Gemini, son dessin est plus complexe. Elle peut être ouverte en 60 secondes et les astronautes peuvent être dehors 30 secondes après. Contrairment à l'écoutille de Mercury, réalisé en une seule pièce, et qui s'éjecte tout seul après l'amerrissage, l'écoutille Apollo est constituée de trois parties, interdisant les EVA dans l'espace. Pour le Block 2 qui ira sur la lune, l'écoutille sera équipée d'un système de charnière permettant les EVA. Une première écoutille interne est installée en premier par l'intérieur et boulonné par 6 écrous. La seconde sert à protéger le vaisseau lors de la rentrée dans l'atmosphère et est recouvert de matériaux ablatif. Une poignée permet de l'ouvrir facilement. L'écoutille extérieure fait partie du BPC Booster Protective Cover, une coque en fibre de verre qui maintient le système d'extraction du module de service le LES, Launch Escape System. Pour cette simulation, vue le nombre de câble qui relie le module au sol, l'écoutille extérieur n'est pas mis en place pour éviter de la déformer.

Pendant près de 3 heures, les astronautes testent les différentes boucles de communications entre leur cabine et le sol. A 17 h 40, les liaisons sont tellement mauvaises que Grisson se demande comment on pourra se parler depuis la lune, vue que l'on ne peut pas communiquer avec le centre de contrôle à quelques dizaines de mètres de là ! Le ciel commence à s'assombrir sur la Floride, tandis que les problèmes ne sont toujours pas réglés. Une fuite dans le système de contrôle environnemental ECLESS est détectée, le liquide de refroidissement Glycol se déversant sur le câblages brouillant les communications. Une pause dans le compte à rebours est demandée, mais il continue jusqu'à T-10 minutes, 18 h 20 au moment où le vaisseau passe sur son alimentation interne.

18 h 30 mn 21 s, dans le centre de contrôle, les données télémétriques indiquent que le pouls des astronautes augmente et que le vaisseau bouge.
18 h 30 mn 54 s, un éclair de feu illumine le pad 34 où  27 techniciens attendent le "GO" pour continuer le décompte. Dans la cabine, un sursaut de courant est enregistré, indiquant un court circuit dans les milliers de kilomètres de câblage du module.
18 h 31 mn 04 s, "Au feu, nous avons le feu dans la cabine" lance Grisson. Le feu apparemment est situé sous sa couchette au niveau des jambes. Il remonte le long de la paroi jusqu'au tableau des instruments. l'astronaute essaie de dévisser les 6 écrous qui fixe l'écoutille tandis que résonne les alarmes de bord.
18 h 31 mn 12 s, la pression dans la cabine est au maximum. Dans cet environnement d'oxygène pur, tout s'enflamme et brûle avec une extraordinaire rapidité.
18 h 31 mn 16 s, Chaffee lance: "Nous avons le feu à bord, laissez nous sortir, nous brûlons" ! 
18 h 31 mn 19 s, la pression à bord est deux fois celle au niveau du sol. Les valves et clapets situées autour du vaisseau lâchent libérant flammes et fumées dans la salle blanche au niveau 8 de la tour 34. Quand l'oxygène s'épuise, la fumée et la suie rentre dans le circuit d'alimentation de la cabine comme un poison. Le feu a débuté depuis seulement 25 secondes. Les astronautes sont brûlés au 1er, second et 3eme degré, mais le manque d'air, l'asphyxie aura leur fin.   

Dans la chambre blanche, un technicien surveille la caméra de TV. Il aperçoit White, élevant les bras, il tente d' accéder à l' écoutille. Un hublot éclate, les flammes sortent de la cabine. La chambre blanche est envahie par la fumée. La température à l' intérieur dépasse les 1500°C. 

L'écoutille est ouverte 5 mn et demi après le départ du feu. A l'intérieur, dans un décor d'apocalypse, les corps des trois hommes sans vie. Les pompiers puis les docteurs arrivent sur place et confirment le décès des astronautes. La position des corps et les blessures sont enregistrés avant d'être évacués dans la demi heure qui suit. 

La position des corps dans l'habitacle prouvent que les astronautes ont lutté jusqu'au bout pour sortir de leur enfer. Grisson est retrouvé avec ses pieds sur sa couchette et le reste de son corps étendu en travers sur la couchette de de White au centre. Des trois, c'est Grisson qui a été le plus brûle au corps avec des brûlures jusqu'au 3eme degré sur pratiquement un tiers de son corps. L'astronaute a coupé son alimentation en air et son harnais espérant se protéger des flammes. White est retrouvé allongé en travers la cloison arrière de la cabine, perpendiculaire aux siéges, sous l'appui tête et au sous l'écoutille. Sa couchette était en position relevée. Il a essayé d'aider Grisson à ouvrir l'écoutille en rampant sous les siéges avec lui pour échapper aux flammes. Ses efforts ont du le faire extrêmement souffrir alors que son harnais le retenait à son siége et commençant à brûler lui aussi. Sa décision d'ouvrir l'écoutille fut une bonne idée, mais l'énorme pression à bord interdisait son ouverture vers l'intérieur. Chaffee couché à droite a été le plus loin des flammes. Son harnais était défait mais son système d'alimentation en air toujours connecté. Chaffee a essayé de maintenir les communications avec le centre de contrôle jusqu'au bout tandis que les deux autres essayé de sortir. Les tenues des astronautes ont souffert du feu. Celle de Grisson a presque été détruite. La chaleur a fait fondre les matériaux la constituant la soudant à la cabine avec le nylon devenu liquide. Lorsque les secouristes ont essayé d'enlever les corps, les matériaux redevenus solides n'ont pas aider leur tache.

Pourquoi les secours n'ont ils pas pu intervenir à temps? Ce soir là, il y a un certain relâchement dans les équipes au sol, beaucoup d' employés sont absents pour le week end. Les astronautes ne sont pas là, on fête à Washington le traité sur l' espace. De plus, les équipes présentent sur la base n' ont apparemment pas eu le matériel adéquat pour porter secours à l' équipage, et elles ont été prévenues avec retard. 27 hommes sont hospitalisés, ayant risqué l' asphyxie pour tenter d' aller délivrer les 3 hommes. En vain.

George Alexander, qui représente news media lorsque la NASA a autorisé une seule personne sur le pad 34. "Au vue des dégâts depuis la "White room", l'origine du feu semble être d'origine électrique explique le journaliste. La cabine sent comme un four, l'intérieur est noir, les compartiment miteux. Les parois sont recouvertes de dépot gris, de fumée et de suies. Les siéges au sol sont couvert de poussières et de débris..."

Le 28 janvier, une commission d'enquête, avec 9 membres experts, est constituée par l'administrateur adjoint de la NASA Robert Seamans. A sa tête, Floyd Thompson, le directeur du centre de Langley. A ses cotés Frank Borman, astronaute, Maxime Faget, directeur ingénierie et développement, E Barton Geer, Georges Jeffsq, de North American Aviation, Frank A long, Le colonel Charles F Strang, de l' USAF, Georges C White Jr, de la NASA, John Williams, du KSC. Georges Malley est membre conseiller. Il rend c'est conclusion le 5 avril suivant. Comme prévu, il démontre que l'incendie est dû à un court circuit dans la cabine. Cette dernière devant maintenant être complètement refaite en misant avant tout sur la sécurité. Une nouvelle écoutille devra être construite permettant aussi bien les EVA que l'évacuation en urgence au sol. Tous les matériaux composant le module devront être qualifié anti feu et un mélange d'oxygène et d'azote remplacera l'oxygène pur. D'autres éléments du programme seront également modifié comme le LM, le Saturn 5 et les scaphandres.

Le 29 janvier, trois représentants de la presse sont amenés dans la salle blanche du LC34. Escortés par les services de sécurité, ils filment, photographient et commentent ce qu'ils voient. 

ap1_S67-21294.jpg (358862 octets) L'intérieur de la cabine après l'incendie. Le métal est encore visible, le câblage déchiqueté là où le feu a sévit. Le sol est recouvert de débris, comme des bouts verts des harnais qui retiennent les astronautes sur leur siége. Le plan de vol simulation est entre le siége de Grisson et White, sévèrement brûlé mais avec quelques pages encore lisible. L'intérieur est uniformément gris. Les repose tête sont en position "haute". Des marques de main sont visibles sur les sièges.  ap1_67-H-380.jpg (475164 octets)
ap1_S67-21295.jpg (610287 octets) L'écoutille extérieure, celle du BPC est à l'extérieur dans la salle blanche avec des marques de suit et de doigts autour. Le hublot est totalement noir, à cause du feu. L'écoutille interne normalement de couleur aluminium est noire avec de la suit en bordure. Il règne une odeur de brûlé dans la salle spécifique aux feu d'origine électrique, quand l'insolation des câbles fond. Des morceaux de polyuréthane sont éparpillés à l'entrée de la salle blanche.
Le Booster Protective Cover est enlevée sur 270° . Trois panneaux de contrôle sont visibles dans la salle blanche, à la bse du module, un pour le carburant, l'oxygène (à quelques mètres) et un dernier non identifié, près de l'ombilical du CSM. C'est dans cette zone que le module est le plus endommagé extérieurement Le drapeau US et l'inscription UNITED STATES sont visibles mais salis par la suit. Autour du module, des matériaux carbonisés ressemblant à du papier, peut être les effets du feu ou des morceaux du BPC. 12 extincteurs ont aussi visibles, dont certains ont du servir. Les panneaux visibles sur la photos sont habituellement fermés pour le vol. Ils ont été ouvert afin de permettre la connections des équipements de sol pour l'essai. 

Le 31 janvier, funérailles des astronautes Grisson et Chaffee au cimetière d'Arlington, en virginie et White à West point, New York. 

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Le 2 février, le CSM 014 arrive de Downey en Californie au KSC, dans le Pyrotechnic Installation Building PIB. Ce module doit servir comme simulateur pour le démontage du CSM 012. En outre, la maquette n°2 et une maquette de l' intérieur du CM doivent servir pour l' enquête. La tour de sauvetage LES, apparemment non concernée par l' incendie est retirer du CM afin de réaliser des photos.    

Le 5 février suivant, la commission d' enquête met en évidence l' origine du drame: un court circuit qui, intervenu dans une atmosphère d' oxygène pur, avait très rapidement provoqué l' incendie. On appris aussi que la course aux délais avait fait faire des impasses dans la gestion du développement et de la fabrication du module de commande. Prés de 20 000 incidents avaient émaillé sa réalisation. 

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Le 17 février, le CM 012 est séparé du SM descendu de la tour 34 et amené dans le PIB. Le 21 février, le SM est enlevé du lanceur 204.

Le 7 mars, le bouclier thermique du 012 est enlevé. Commence le démontage.

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Le 5 avril, le rapport de la commission d' enquête d' Apollo 1 est remis à l' administrateur James Webb. Il comprend 3000 pages. Le programme se poursuivra avec 500 millions de $ en plus au budget et de nombreuses modifications dans les procédures et les spécifications du vaisseau :

_ Tous les tests réalisés sous environnement 100% d' oxygène sont maintenant considérés dangereux, l' adoption d' une atmosphère composée de 60% d' oxygène et 40 % d' azote pour les opérations au sol sera appliquée; depuis le début de la conquête spatiale, c' est l' oxygène pur qui est utilisé pour assurer la pressurisation des cabines et scaphandres (sous une pression de 270 et 380 mm de mercure soit 1/3 de la pression atmosphérique). L'avantage de ce système outre sa simplicité était le gain de masse. Dans Mercury, il suffisait d'une réserve de 6 kg d'oxygène (dans une bouteille de 54 kg) et d'un système d'absorption de gaz carbonique, ce qui correspondait à un allègement notable par rapport à une solution où il aurait fallu emporter de l'azote. Le système de climatisation était également simplifié. La réduction de la pression intérieure permettait aussi d'alléger la structure et diminuait le taux de fuite de gaz. L'utilisation de scaphandres pour les EVA était également simplifié puisqu'ils utilisaient - même chez les Russes - une atmosphère d'oxygène pur. La solution qui avait bien fonctionné avec les vols Mercury et Gemini a été conservée sur Apollo, même si de nombreux spécialistes avaient souligné le danger d'incendie accru par cette atmosphère d'oxygène voisin du bars. En effet, a ce niveau tout brûle dans une atmosphère d' oxygène pur. Pour la santé, on note un dessèchement des muqueuses et cela empêche de boire chaud. Les effets à long terme ne sont donc pas géniaux, les stations spatiales ne pourront pas se permettre cette économie. De plus, un système d'extincteur au fréon avait été proposé à la NASA par la firme Fenwall pour éteindre rapidement les incendies sous atmosphère d'oxygène pur sans réponse.

_ Les responsabilités pour les procédures de test au KSC et au JSC sont redéfinies ;

_ Un office de la sécurité des vols est crée, indépendant de l' office des programmes de vols pour que chaque quartier général et centre revoient leurs spécification sur la conception, la fabrication et les tests des véhicules en toutes sécurité ;

_ Un entraînement spécial sera demandé aux équipes sol et sur le pad afin d' être apte à combattre d' éventuels feu et de se servir du matériels de secours prévu ;

Les principales modifications sur le vaisseau sont les suivantes : 
_ Tous les vols habités se feront désormais avec le CSM Block 2, modifié selon les recommandations de la commission d' enquête ;
 _ Des changements seront apportés sur la sélection des différents matériaux susceptibles d' être installé dans le vaisseau Apollo. De nombreux contrôles seront nécessaire avant leur intégration dans le module ;
_ Une nouvelle écoutille sera réalisée pour accéder au CM, avec une ouverture plus facile et plus rapide ;_ Des extincteurs seront placés dans le CM pour lutter contre d' éventuels départs de feu ; 
_ Un système d' alimentation en oxygène de secours sera installé pour l' équipage, séparé du système principal des scaphandres; 
_ Les installations de lancement seront modifiées pour faciliter l' ouverture de l' écoutille du CM et extraire l' équipage rapidement en cas de problèmes ;

Au total 1697 modifications seront proposées et 1341 approuvées. Pendant près de 18 mois, 150000 américains vont travaillés à l' application de ces modifications. 2582 substances combustibles seront recensées dans la Cabine. Le câblage électrique sera complètement refait. 

La période post Apollo 1 va être celle des critiques sévères et des turbulences pour la NASA. Des tètes tombent. Ainsi, en avril 1967, Georges Low pris la place de Joe Shea comme directeur du vaisseau Apollo. A la North America, William Bergen remplace Harrison Storms à la division spatiale. Certains politiciens demandent simplement l' annulation du programme. De vieux débats resurgissent: Apollo et ses 25 milliards de $ en valait il le coup ? Y a t' il pas mieux à faire ici sur terre? Le Pt Johnson rappelle que la dépense d' Apollo équivalait à 120 $ par américain et sur 9 ans, alors qu' il en dépense beaucoup plus en alcool et tabac.

Le vaisseau spatial Apollo 204, le bouclier thermique, le matériel associé et les données du rapport d' enquête (81 cartons) sont envoyés au centre de Langley en Virginie comme le suggérait la commission d' enquête dans le Langley Storage Facility. L' ensemble est stocké à l' intérieur du bâtiment dans un container maintenu sous pression d' azote.

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Les dizaines de cartons du raport de la commission d'enquête.
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En haut, l'habitacle du module de commande (lécoutille est visible à gauche). En bas, la coquille externe du module 
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En mai 1990, la NASA décide de rapatrier le CM 204 au Cap Canaveral en Floride et de le stocker dans les mêmes silos que l' OV Challenger, les SLC 31 et 32. L' entretien du container devenant une opération de plus en plus complexe. Le matériel, cabine et bouclier thermique, la couverture protectrice et les 81 cartons de données sur l' enquête seront ainsi stockés dans une aire de 990 m3. La veuve de Guss Grisson a demandé que le CM soit en exposition au public dans le Astronauts Hall of Frame à Titusville, mais cette idée a été refusée par les autorités de la NASA et du Hall of Fame, préférant exposer le CM Apollo 14. 
Fin mai 1990, la NASA annonce que le CM 204 restera à Langley. 

2004, à l'occasion de l'atterrissage de la sonde MER Spirit sur la planète Mars, la NASA baptise trois colines du nom des astronautes d'Apollo 1. Le mont Grisson est à 7,5 kms au SO de Spirit, le moint White 11,2 kms au NO et le mont Chaffee à 14,3 kms au S SO.

APOLLO 13, LES NAUFRAGES DU COSMOS