

15 janvier, le lancement est annoncé pour le 12
février.
21 janvier, transfert du corps central d'Ariane 6
VA267, LLPM et UPLM vers le pad de tir suivit des 4 ESR le 22.


27 janvier, EUSPA signe un nouveau contrat
de lancement avec ARIANESPACE pour le déploiement de la
deuxième paire de satellites Galileo deuxième génération
(Galileo L18), qui sera lancée à bord d'Ariane 6 sous la
délégation du
European
Commission renforçant l'autonomie
stratégique de l'Europe. Ce contrat confirme les
responsabilités croissantes de l'EUSPA et l'engagement à
long terme pour assurer le renouvellement, les performances
et la résilience durables du système mondial de navigation
par satellite européen.
La mission Galileo L18 sera le cinquième
lancement d’Ariane 6 en soutien au programme Galileo. Suite
à la réussite de la mission Galileo L14 en décembre 2025,
d'autres lancements vont achever la constellation de
première génération et déployer les satellites de deuxième
génération.
Galileo Deuxième génération apportera des
performances, une résilience et des capacités à l'épreuve de
l'avenir, faisant de Galileo un système de navigation de
classe mondiale pour les citoyens, les entreprises et les
pouvoirs publics en Europe et au-delà.

9 février, transport de la charge utile
en ZL4


AR64 VA267
Le lancement a lieu le 12 février à 16h45 TU. Sous
la poussée de ses 4 ESR, Ariane 6 s'élève sous une forte
accélération dans le ciel de Guyane. Largage des ESR, allumage de
l'étage ULPM et son moteur Vinci par 2 fois pour mettre les charges
utiles sur la bonne trajectoire. Le déploiement des 32 satellites
débute envieon 90 minutes apès le décollage, les satellites étant
libérés séquentiellement en 12 fois sur une période de 25 minutes. À
ce moment-là, les équipes de contrôle de vol du centre d'opérations
de la mission Amazon Leo à Redmond, dans l'État de Washington,
prendront le relais des opérations des engins spatiaux et
effectueront les premiers contrôles de bon fonctionnement avant de
placer les satellites à leur altitude assignée de 630 kilomètres.



32 satellites à bord d'Ariane 6, 27 accroché en cercle sur une
structure porteuse sur 3 étages et 5 satellites sur le devant. Le
programme Kuiper devenait LEO "Low Earth orbit" en octobre 2025,
alors que 150 satellites étaient déjà sur orbite. Cette
constellation devrait compter 3 236 satellites. Ces derniers seront
répartis sur 98 plans orbitaux, à trois altitudes différentes :
590 km, 610 km et 630 km. Arianespace doit lancer 18 Ariane 6
Après le premier succès de cette
année, Arianespace et ArianeGroup prévoit 5 vols d'Ariane 62 pour
MTG-I2 (Juillet), METOP-SG B1 (Q3), Galileo L15 (Q4), et Plato (Q4,
peut être, probablement repoussé à 2027) et 4 vols Ariane 64,
uniquement des Kuiper-Amazon, LE-01 ( en fevrier) et LE-02 (T2/T3)
avec Ariane 64 de base, LE-03, S2 et LE-04, S2 avec Ariane 64+
équipé des nouveaux ESR P160C. Il est prévu 9 à 12 Ariane 6 en 2027.
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Le premier ESR P160C équipera la
première Ariane 64+ cet été pour le lancement du 3e lots LE03.
Il est apparemment similaire au P120 mais avec la partie cylindrique
est plus longue de 1 m et le cône est plus court de 1 m pour ne pas
avoir à changer les attaches.
18 février, AE lancera
une Ariane 64 (VA268) afin de mettre un lot de 32
satellites de la constellation Kuiper d’Amazon fin mars 2026. La
mission est connue sous le nom de LE-02 par Amazon. La constellation
comptera 3236 satellites, répartis sur 98 plans orbitaux à une
altitude moyenne d’environ 610 km. Dans sa demande de licence auprès
de la Federal Communications Commission, Amazon a indiqué que les
satellites Kuiper voleront en orbite d’inclinaison moyenne,
permettant ainsi un service Internet aux clients entre 56 degrés de
latitude nord et sud.
13 mars, VA268, arrivée des satellites d'Amazon au
CSG

23 mars, le lancement est confirme pour le 28
avril
8 avril, VA268, transfert du corps central en ZL4
14 mars, transfert en ZL4 des 4 ESR

25 avril, report du lancement au 30 avril

AR62 VA268
30 avril, Ariane 6 VA268 place sa constellation de
satellite

3 juin, La première Ariane 64 Block 2 prend
forme avec le transfert en zone de lancement du premier booster
P160C. Ce premier ESR augmenté emporte 156 tonnes de propergol,
soit 15 tonnes de plus qu'un P120C, pour une capacité améliorée
de 2 tonnes en orbite.

L'attache avant sur l'étage principal n'a pas été
modifié C'est la partie conique qui s'adapte. La partie cylindre
augmente mais la position de l'attache reste identique.

Le booster P160 sur le route de l'espace
traversant le CSG
5 juin, les ESR du vol VA269 arrive en ZL4


Ariane 64 lancera 36 satellites Amazon
sur le vol VA269, la plus grosse charge utile en date pour Amazon et
Ariane 6




AR62 VA269
Le lancement du vol VA269 a lieu le
17 juin à 12h21mn, 52s, après un arrêt de chronologie à H-1mn08s, su
l'ELA. Ce vol inaugure les lancements Amazon LEO, Leo Europe 03
(LE-03) avec la version Ariane 64 équipé de boosters ESR P160C. Le
P160CX voit sa hauteur augmenté de 1 mètre avec 156 tonnes de
propergols embarqués, soit 14 tonnes de plus que le P120 pour 10 à
15% de performance en plus.
Le déploiement des satellites Amazon
Leo a débuté près d'une heure et demie après le décollage et s'est
achevé environ une heure et 51 minutes après. Le moteur Vinci a
ensuite effectué une manœuvre de désorbitation environ deux heures
et 40 minutes après le décollage.

Il s'agissait du troisième des 18
vols Ariane 6 réservés par Amazon Leo pour déployer sa
constellation, après des vols réussis en février et avril. Avant le
lancement de mercredi, Amazon avait déployé 331 satellites lors de
12 missions menées par trois fournisseurs de lancement différents :
Arianespace, SpaceX et United Launch Alliance. Amazon prévoyait
d'effectuer environ six autres lancements cette année, à l'aide de
plusieurs lanceurs. Le prochain, après la mission Ariane 64 prévue
mercredi, devrait être la mission Leo Atlas 08 le 3 juillet, qui
sera le dernier lancement non gouvernemental d'une fusée Atlas 5. Un
autre lancement d'Ariane 64 était également prévu cette année, sans
toutefois préciser la date.

AR62 VA270
Pour ce vol en version AR62, la charge utile est
constituée du satellite MTG (Meteosat Third Generation), successeur
de la série de satellites géostationnaires Meteosat MSG. Le système
satellitaire sera composé d’une configuration jumelée de satellites
stabilisés à 3 axes : le satellite de mission d’imagerie (MTG-I) et
le satellite de mission de sondage (MTG-S).
Le programme Meteosat Troisième Génération (MTG) se
compose de 6 satellites : 4 satellites imageurs (MTG-I) et 2
sondeurs atmosphériques (MTG-S).
La charge utile proposée pour MTG-I comprend l’Imageur Combiné
Flexible (FCI), l’Imageur Éclair (LI), le Système de Collecte de
Données (DCS) et le système de recherche et sauvetage (GEOSAR).
La FCI devrait surpasser les observations MSG Spinning et Enhanced
Visible and Infrared Imager (SEVIRI) sur les nuages, aérosols,
humidité et incendie en ajoutant de nouveaux canaux dans le domaine
solaire et en améliorant la résolution temporelle, spatiale et
radiométrique. Par exemple, FCI dans son mode High-Resolution Fast
Imagery, ciblant l’Europe/l’Afrique du Nord, avec une résolution
allant jusqu’à 500 mètres et un cycle de répétition de 2,5 minutes,
apportera les plus grands avantages aux services de Nowcasting.

MGT 12 quitte quitte Thales Alenia à Cannes. Il va
rejoindre la Guyane par bateau depuis Nice fin mai.
5 juin, VA270 est annoncé pour le 27 aout
16 juillet, l'ensemble des composants du lanceur
VA270 est au CSG



Le lancement a lieu le 27 aout et place sur orbite
sa charge utile. Pour la première
fois en 9 vols, Ariane 6 a réalisé une mission à destination de
l’orbite de transfert géostationnaire (GTO).
Le 9 septembre, MTG-I2 a atteint son orbite
géostationnaire. Le centre de contrôle de mission d’EUMETSAT, à
Darmstadt, a pris les commandes du satellite. Il rejoint MTG I-1,
renommé Météosat 12 lancé en décembre 2022 et MGT-S1, Météeosat 12,
lancé en juillet 2025 par un Falcon 9.
MTG-I2 fournira des images météorologiques à une
fréquence sans précédent, jusqu’à une image toutes les 2,5
minutes au-dessus de l’Europe, pour améliorer sensiblement la
détection et la prévision immédiate des phénomènes météorologiques
violents, notamment les orages, le brouillard dense, les incendies
de forêt et les panaches de poussière.
Les satellites MTG-Imager fonctionneront en tandem et
embarquent chacun 2 instruments : un imageur de foudre (Lightning
Imager – LI) et un imageur combiné flexible (Flexible Combined
Imager -FCI). Les imageurs de foudre offrent de nouvelles capacités
aux satellites météorologiques européens en surveillant en continu
l’activité de la foudre.


20 aout, L'ESA a confirmé que le projet d'évolution
d'Ariane 6 Block 3 également appelé Ariane 6 Evo, incluant
l'étage supérieur léger
ICARUS (Innovative Carbon ARiane Upper Stage), est
abandonné afin de privilégier la cadence de vol et la
compétitivité immédiate du lanceur.
Un porte-parole de l'agence a expliqué
qu'il n'existe actuellement « aucun besoin ni justification
» pour cette évolution.
- La feuille de route à court terme pour
les améliorations d'Ariane 6 comprend les propulseurs
P160C déjà mis en service et une baie arrière
Vulcain plus légère afin d'« accroître les
performances et la compétitivité du lanceur ». Cette étape
sera suivie par l'introduction du véhicule de transfert
orbital
Astris (OTV) vers 2029 qui doit apporter une partie
de la flexibilité recherchée sans modifier profondément
l’architecture d’Ariane 6, en utilisant son propre moteur
réallumable et ses capacités de manœuvre.
- La mise en pause d’ICARUS pourrait
toutefois avoir des conséquences sur certaines missions
d’exploration lointaine, telle la mission Encelade
- par ailleurs, le programme technologique
Phoebus devait valider les réservoirs cryogéniques en
composite.

29 aout, l'ESA a signé les premiers contrats
dans le cadre de son programme European Launcher Challenge,
engageant 543,6 millions d'euros auprès de trois jeunes entreprises
européennes de fusées, dans le but d'élargir les options de
lancement du continent au-delà d'Ariane 6 et de Vega-C.
L'ESA a annoncé l'attribution de contrats à
l'allemande Isar Aerospace (197,8 millions d'euros), à Rocket
Factory Augsburg (186,9 millions d'euros) et à l'espagnole PLD Space
(158,9 millions d'euros). Un quatrième contrat, avec MaiaSpace,
filiale d'ArianeGroup, est en cours de finalisation et devrait
reprendre dans les prochaines semaines. Ce programme vise à offrir à
l'Europe un accès à l'espace plus compétitif et plus rentable en
soutenant de nouveaux lanceurs commerciaux plutôt qu'en imposant un
seul lanceur piloté par une agence unique.
L'intérêt manifesté a été plus important que
prévu initialement par l'ESA. Lors du conseil ministériel de
novembre 2025 à Brême, les États membres ont plus que doublé
l'enveloppe proposée par l'ESA, fixée à 420 millions d'euros, en
s'engageant à hauteur d'environ 902 millions d'euros. L'argent n'est
pas un chèque en blanc, chaque contrat étant divisé en deux parties.
Le volet A couvre les services de lancement
opérationnels jusqu'en 2030, mais seulement après qu'une entreprise
ait atteint l'orbite d'ici fin 2027. Le volet B cofinance les
améliorations du véhicule qui doivent être démontrées d'ici fin
2028. Le financement est débloqué au fur et à mesure que les étapes
clés sont franchies.
La liste des candidats retenus a été annoncée
en juillet 2025, avant que le programme ne soit entièrement financé.
Cinq entreprises avaient été sélectionnées parmi douze propositions.
L'une d'entre elles a été éliminée.
Usine de fusées d'Augsbourg – RFA One :
Le lanceur RFA One, composé de trois étages, mesure environ 30
mètres de haut et 2,15 mètres de diamètre. Dans sa configuration
actuelle, il est conçu pour placer jusqu'à 500 kilogrammes sur une
orbite héliosynchrone de 500 kilomètres d'altitude depuis le
spatioport de SaxaVord, dans les îles Shetland. Le contrat de 186,9
millions d'euros est financé principalement par l'Allemagne, avec
une contribution du Royaume-Uni. L'entreprise se prépare à sa
première tentative de lancement et a déclaré qu'elle utiliserait
cette subvention pour développer le RFA One Block 2, étendre son
infrastructure au sol et se préparer à la production en série.
Isar Aerospace – Spectre :
Isar a reçu la plus importante subvention, d'un montant de 197,8
millions d'euros, financée principalement par l'Allemagne avec des
contributions de l'Autriche et de la Norvège. Spectrum est un
véhicule à deux étages conçu pour transporter environ 700
kilogrammes vers l'orbite sphéro-sud ou 1 000 kilogrammes vers
l'orbite terrestre basse. Son premier vol depuis le centre spatial
d'Andøya en Norvège en 2025 n'a duré que quelques secondes avant que
la fusée ne soit perdue. Un deuxième véhicule est engagé dans une
campagne prolongée pour le vol 2, « En avant et toujours plus
haut », conçu comme un vol de qualification transportant des
CubeSats et une expérience embarquée. Plusieurs fenêtres de tir
prévues pour 2026 ont été repoussées ; l’entreprise travaille
toujours à une seconde tentative. Isar indique que les fonds de
l’ESA permettront également d’accélérer le développement des
véhicules de nouvelle génération et d’étendre les infrastructures
d’essais et de lancement.
Espace PLD – Miura 5 :
La société espagnole PLD Space a obtenu un contrat de 158,9 millions
d'euros, financé principalement par l'Espagne avec une contribution
allemande. Miura 5 est conçu pour acheminer jusqu'à 540 kilogrammes
vers l'orbite terrestre basse depuis le Centre spatial guyanais.
PLD a déjà effectué avec succès le vol
suborbital de Miura 1 et travaille actuellement à un premier vol
orbital de Miura 5 cette année. L'entreprise prévoit d'utiliser ce
contrat à la fois pour augmenter le rythme des lancements
commerciaux jusqu'en 2030 et pour financer des améliorations
permettant des charges utiles plus lourdes, des orbites plus élevées
et un atterrissage propulsé, comme première étape vers la
réutilisation.
MaiaSpace – toujours sans contrat
MaiaSpace est le dernier concurrent en lice.
Contrairement aux autres, elle a conçu sa première fusée dès le
départ en vue de sa réutilisation. En configuration réutilisable, il
appartient à la même catégorie de charge utile d'environ 500
kilogrammes par SSO que ses concurrents ; en configuration utilisée,
les documents de l'ESA et de l'entreprise indiquent une charge utile
plus élevée d'environ 1 500 kilogrammes. Maia vise une première
tentative de mise en orbite au plus tôt au cours du second semestre
2027, une échéance qui se rapproche dangereusement de l'objectif du
programme, à savoir une mise en orbite avant 2028. L'ESA indique que
les négociations contractuelles sont en voie d'aboutir.
Orbex, société écossaise, figurait parmi les
cinq finalistes initiaux, mais a été placée sous administration
judiciaire en février 2026 suite à l'échec des levées de fonds et
des négociations de rachat. Elle n'a obtenu aucun contrat. Les
actifs liés à son projet de spatioport à Sutherland ont depuis été
vendus.
Avec la signature des premiers contrats, le
projet de lanceur européen est passé du stade de la théorie à celui
de la pratique. La prochaine étape est plus difficile : réussir un
lancement orbital avant 2028.
Isar a déjà effectué une tentative de mise en
orbite infructueuse et en prépare une autre. PLD a déjà réalisé des
vols suborbitaux avec Miura 1, mais Miura 5 est un lanceur
différent. RFA doit encore effectuer son premier vol. Le calendrier
de Maia ne laisse que peu de marge de manœuvre en cas d'imprévu.
9 septembre,
Amazon Leo, principal client commercial d'Ariane 6, a confié 6
lancements supplémentaires de satellites à la Ariane 6, portant le
total à 24 missions. L'annonce de ces lancements par Arianespace
pour la filiale du groupe fondé par le milliardaire américain Jeff
Bezos a été faite à l'occasion du sommet international de l'espace,
organisé à Paris, initié par le président français Emmanuel Macron.
Le vol de juin, lançant 36 satellites dans l'espace, représente "la
charge commerciale la plus importante jamais envoyée dans l'espace",
a précisé Chris Weber, d'Amazon Leo. La constellation de ce dernier
compte actuellement "un peu moins de 400 satellites en orbite au
total, ce qui est suffisant pour commencer à fournir le service".
L’objectif final est de dépasser 3.200 satellites.
Arianespace a par ailleurs annoncé un accord en
vue du lancement futur des satellites d'observation terrestre du
groupe finlandais Iceye. Cette société, qui compte un millier de
salariés, fournit ses services à sept Etats européens, à des fins de
défense et renseignement, de surveillance de l'environnement et de
gestion des assurances et des situations d'urgence.