Le développement de la cabine Dragon remonte à 2004.
2008, Space X est l'un des 2 finalistes du contrat COTS, Commercial Orbital
Transportation Services passé avec la NASA pour un montant de 278 millions $
pour 3 vols de démonstration avec un lanceur Falcon 9 emportant un vaisseau
Dragon entre 2009 et 2010. Le nom "Dragon" vient de la chanson de 1963 "Puff,
the magic Dragon" de Peter, Paul and Mary. Le premier exemplaire C101
Dragon C1 a été lancé le 8 décembre 2010 dans le cadre du premier vol de
qualification exigé par la NASA pour valider le fonctionnement du système de
transport spatial. C'est une cabine simplifiée qui vole durant 4 heures dans
l'espace, sans ses panneaux solaires et son système d'amarrage. pendant le vol,
le "trunk" reste accroché au second étage du Falcon 9, seule la cabine est
séparée. Elle revient sur terre amerrissant au large des côtes ouest du Mexique.
La combinaison des missions C2 et C3 aboutissent à la mission C2 où la cabine
C102 rejoint ISS le 22 mai 2012.
La NASA passe un contrat de 1,6 milliards$ avec SpaceX
en décembre 2008 dans le cadre du programme CRS 1, Commercial
Resupply Service pour la fourniture de 12
vaisseaux cargo vers ISS dans le but d'apporter 20 tonnes de fret. La première
mission de ravitaillement d'ISS CRS 1 vole en octobre 2012 avec la cabine C103.
Suivront les vols CRS 2 et 3 avec les cabines C104 et 105 en mars 2013 et avril
2014.
La cabine C106 vole en septembre 2014 (CRS 4), juin 2017 (CRS 11) et décembre
2019 (CRS 19).
La cabine C107 ne volera qu'une fois en janvier 2015 (CRS 5). La cabine C108
vole 3 fois en avril 2015 (CRS 6), décembre 2017 (CRS 13) et juillet 2019 (CRS
18). La cabine C109 est perdu lors de l'explosion du vol CRS 7 en juin 2015. La
cabine C110 vole 2 fois en avril 2016 (CRS 8) et avril 2018 (CRS 14). La cabine
C111 vole 2 fois aussi en février 2017 (CRS 10) et juillet 2018 (CRS 15). La
cabine C112 vole 3 fois en février 2017 (CRS 10), décembre 2018 (CRS 16) et mars
2020 (CRS 20). enfin la cabine C113 vole 2 fois en aout 2017 (CRS 12) et
mai 2019 (CRS 17). Un total de 20 vols jusqu'en mars 2020, 12 dans le cadre du
contrat CRS 1 et 8 autres missions dans le cadre d'un avenant ajouté en mars et
décembre 2015 ajoutant respectivement 3 et 5 missions supplémentaires.
Le vaisseau Dragon comporte deux
sous-ensembles, la cabine qui revient au sol après la mission dans laquelle se
trouve la partie pressurisée et une partie évidée non pressurisée dans laquelle
est transporté le fret destiné à être stocké à l'extérieur de la station. La
cabine peut transporter 3310 kg de fret vers ISS.
La partie du vaisseau qui revient au sol a la
forme d'un tronc de cône d'une hauteur de 2,9 mètres pour un diamètre de 3,6
mètres avec d'un côté le bouclier thermique en PICA et de l'autre l'écoutille au
format CBM Common Berthing Mechanism utilisée pour l'amarrage à la partie non
russe de la Station. L'écoutille, qui, au lancement, se trouve à l'extrémité du
lanceur, est couverte par une coiffe aérodynamique qui est larguée une fois le
vaisseau en orbite. On trouve dans cette partie du vaisseau la soute pressurisée
d'un volume de 10 m3 ainsi que les
moteurs de manœuvre et les réservoirs associés, à savoir 12 à 18 moteurs Draco
de 40 kg de poussée alimentés en ergols hypergoliques (1290 kg emportés). Le
contrôle d'attitude est assuré par un système inertiel, un capteur GPS et des
senseurs solaires. Les télécommunications se sont en bandes S par le sol ou par
les satellites relais NASA.
Vue de l'intérieur du Dragon C2
Le second sous-ensemble du vaisseau a la forme
d'un cylindre long de 2,3 mètres et d'un diamètre de 3,6 mètres qui est largué
avant la rentrée atmosphérique. Ce module, le "trunk" permet d'accueillir le fret non
pressurisé dans un espace de 14 m3.Pour
des expériences scientifiques, la cabine comprend une baie non pressurisée
d'une contenance de 0,1 m3 qui permet
grâce à une ouverture d'exposer des expériences scientifiques au vide. Celles-ci
peuvent être récupérées après le retour à Terre. Les panneaux solaires sont
fixés sur ses flancs de chaque coté assurant 2000 W de puissance électrique
(4000 W en pointe). La régulation thermique est assurée par deux circuits de
fluide caloporteur redondants : des radiateurs montés à l'extérieur de la partie
non pressurisée permettent d'évacuer la chaleur excédentaire.
Le "Trunk", la partie cylindrique du Dragon du
vaisseau CRS16
La récupération se fait en mer, la cabine se
pose sur l'océan attachée à ses parachutes. Un système GPS/Iridium permet de
localiser le vaisseau après son amerrissage.
SpaceX prévoit de développer une version
allongée de 1 mètre qui portera le volume de la soute non pressurisée à
34 m3 et une version habitée. Le vaisseau
est conçu pour des missions pouvant aller de une semaine à 2 ans.
DRAGON 2
Le Crew Dragon ou Dragon 2 est la version habitée du Dragon
destinée à faire les relèves d'équipages d'ISS. Le vaisseau a été
développe en réponse à l'appel d'offres du programme CCDev (Commercial
Crew Development)
de la NASA lancé en
2010, reprendre les missions assurées provisoirement par les Soyouz Russes suite
à la fin du programme Shuttle en 2011. Le contrat CCDev a été initié suite aux
retards du programme national de vols habités Constellation et Orion. Le CCDev
est la suite du COTS, mis sur pied en 2006 pour assurer la desserte d'ISS en
fret et équipages avec le cargo Dragon.
Pour répondre au cahier des charges du programme, les
sociétés participant à l'appel d'offres doivent fournir à la fois un lanceur et
un vaisseau spatial remplissant les conditions suivantes :
Pouvoir transporter deux fois par an un équipage de
quatre personnes et leurs équipements jusqu'à la station spatiale
internationale et ramener sur Terre un effectif équivalent,
Le vaisseau développé doit permettre de sauvegarder
l'équipage dans le cas d'une anomalie se produisant sur le pas de tir ou
durant la phase de vol propulsée,
Le vaisseau doit pouvoir servir de refuge dans
l'espace durant 24 heures s'il se produit un événement grave (l'agence
spatiale évoque le cas d'une fuite de la station spatiale internationale qui
ne peut être réparée immédiatement),
Le vaisseau doit pouvoir rester amarré à la station
spatiale durant au moins 210 jours (correspond au temps de séjour normal
d'un équipage avec une marge de quelques dizaines de jours).
La première phase, CCDev 1 doté de 50 millions
$ de budget, a des objectifs limités, stimuler la
recherche et le développement dans le domaine du transport spatial d'équipage.
En février 2010, la NASA sélectionne 5 candidats, Sierra Navada (Dream Chaser),
Boeing (CST 100, Starliner), ULA, Paragon Space development Corp et Blue Origin.
La phase 2 est lancé en octobre 2010 avec un budget de 270 millions $. 4
candidats sont sélectionnés en avril 2011: Blue Origin (22 millions pour
développer l'extrémité conique d'un vaisseau avec système de sauvetage en vol et
des moteur LOX-LH2 rallumables), Sierra Nevada (80 millions $ pour l'avion
spatial Dream Chaser), Space X (75 millions $ pour le système de sauvetage en
vol ILAS) et Boeing (92 millions $ pour la cabine CST 100). La 3e phase est
rebaptisée CCiCap, Commercial Crew integrated Capability est lancé en février
2012 et permet de finaliser les projets. Le 3 aout suivant, la NASA annonce
avoir sélectionnée Sierra Nevada ^pur le tandem Dream Chaser Atlas 5, (212
milloins $), Space X pour le Crew Dragon-Falcon 9 (440 millions $ et Boeing pour
le CST 100 Atlas 5 (460 millions $). Des problèmes de budget oblige la NASA a
repousser les premiers vols de 2 ans, de 2015 à 2017.
Le 16 septembre 2014, la NASA annonce le vainqueur du CCtCap, Commercial Crew
Transportation Capability. Space X et Boeing sont sélectionnés pour un budget
total de 6,8 milliards $, 4,2 pour Boeing et 2,6 pour Space X. Chacun des
industriels doit financer avec cette enveloppe le développement et les tests,
réaliser au moins un vol de qualification avec équipage et au moins 6 vols
opérationnels. Le coût de transport de chaque astronaute est valorisé à 70,7
millions de dollars américains qui est le prix facturé en 2016 à la NASA pour le
transport de ses astronautes par l'agence spatiale russe. Les premiers vols
doivent alors avoir lieu en 2017. Sierra Nevada, laissé sur la touche dépose une
protestation officielle auprès du Government Accountability Office, qui reste
sans suites. En 2015, 4 astronautes vétérans sont sélectionnés pour tester et
évaluer les deux vaisseaux. Il s'agit de Douglas G. Hurley, Eric Boe, Robert
Behnken et Sunita Williams.
Le Crew
Dragon, dénommé DragonRider puis Dragon V2 est une version habité du CRS que lance
son lanceur Falcon 9 depuis 2012 vers ISS.
Initialement dénommé DragonRider, la cabine
pilotée de Space X devait être capable de s'amarrer toute seule à ISS grâce à
une pièce de jonction NDS et pourvoir rester amarré à ISS durant 180 jour
nominaux, 210 jours comme le Soyouz. Dans les concepts initiaux, la cabine
devait utiliser un système d'éjection en cas d'urgence comparable aux vaisseaux
US des années 60, Mercury et Apollo. De puissants moteurs devaient être capable
de propulser la cabine hors du brasier de l'explosion de l'étage de base. Ces
moteurs devaient aussi assurer le rétro freinage eu retour sur terre de la
cabine. Space X a aussi étudier 2 systèmes parallèle pour assurer le retour du
dragon, les rétro-fusées pour un retour au sol et les parachutes pour un retour
en mer. Space X voulait valider le retour sur terre pour la certification des
premiers vols, tandis que la NASA voulait certifier pour les vols habités un
retour en mer. Pour Space X, le système de parachutes devait être utilisé en
secours, mais suite à l'annulation de l'atterrissage freiné, les parachutes
seront finalement utilisés pour tous les atterrissages. En 2011, Paragon Space
Dev Corp se voit attribuer l'étude du système de support vie et en 2012 Orbital
Outfillers celui des tenues des astronautes.
Févier 2012, Space X annonce le développement
du moteur SuperDraco pour le Dragon V2. D'une poussée de 73 tonnes, il brûle de
l'UDMH et du peroxyde d'azote mis en pression par de l'hélium. Ces moteurs
assurent l'éjection de la cabine en cas de vol avorté et éventuellement un
atterrissage en douceur sur la terre ferme. Sa poussée est modulable entre 20 et
100%.
Le 8 mai 2012, après le succès du Dragon cargo
vers ISS, Space X annonce un vol habité Dragon V2 pour 160 millions $, soit 20
millions par siège si la NASA achète 4 vols par an. A cette époque, la NASA
achète 76 millions $ le siège du Soyouz à Roskosmos.
La maquette du DragonRider à Hawthorne, siège
de Space X avec l'administrateur de la NASA, Charles Bolden après le succès du
vol CRS 1 en mai 2012.
29 mai 2014, Space X présente à Hawthorne une
maquette du du Dragon habité. En octobre suivant, Space X est sélectionné pour
le contrat CCP, Commercial Crew Program, chargé de piloter
et de suivre les développements des vaisseaux.
Une maquette, désignée Dragon 2 est présentée en mai 2014 par les
équipes de Space X
Spécifications du Dragon V2 en 2014
4 séries de tests sont planifiés par Space X,
dont un "pad abort", un "in flight Abort", un vol automatique avec amarrage à
ISS et un vol piloté vers ISS. Le premier test se déroule à Cap Canaveral sur le
SLC 40 annonce Space X en aout 2014. Ce premier test simulant un vol avorté au
lancement suite à une avarie sur le lanceur a lieu le 6 mai 2015 à Cape
Canaveral. Le Dragon 2 installé sur le pad SLC 40 décolle par la seule poussée
de ses moteurs SuperDraco (56 tonnes) durant 6 secondes et se propulse à une
altitude de 1500 mètres avec une vitesse de 640 km/h. A l'apogée de sa
trajectoire, le "trunk" est détaché et la cabine retombe soutenue par 3
parachutes. Le vol a duré 1mn 39s.
Test des moteurs SuperDraco à Mc Gregor en
novembre 2015. Sous la seule poussée de ces moteur, la cabine baptisée "DragonFly"
qui a volé en mai reste suspendue en l'air durant 5 secondes.
Séquence d'essais des SuperDraco à Mc Gregor en
2015. Space X a mis à feu son module de 2 moteurs 27 fois en plus des 300 mises
à feu individuelles.
Juillet 2016, Space X réalisera son second
test du Crew Dragon, le "inflight abort" depuis le LC 39 du KSC après le premier
vol non habité. La cabine DM1 sera réutilisée et placée sur un Falcon 9 éprouvé.
La cabine sera lancé comme lors d'un vol normal puis séparée à Max Q du lanceur.
Elle amerrira dans l'Atlantique comme lors d'un retour de mission. Le test était
initialement prévu avec le F9R Dev2, dont un exemplaire avait été amené sur le
pad SLC 4 de Vandenberg en avril 2015 pour des essais de remplissage en ergols.
Les plans ont ensuite changer avec l'introduction du Falcon 9 "Full thrust" qui
utilise des propergols hyper froids.
En février 2017, Space X annonce que le Crew Dragon sera lancé par le Falcon Heavy vers la lune avec des passagers. Un an
après, le projet est abandonné. En septembre 2018, Elon Musk révèle que le
milliardaire Japonais Yusaku Maezawa réalisera une mission lunaire avec le
nouveau vaisseau de Space X, le BFR.
Eté 2017, les équipes de Space X et celle de l'USAF
s'entrainent à la récupération du Crew dragon près du KSC sur l'Indian River.
19 juillet 2017, Space X annonce que le Crew
Dragon atterrira en mer soutenu par 4 parachutes. Les études sur le rétro
freinage sont arrêtées. Les moteurs SuperDraco ne serviront que pour l'éjection
en cas de vol avorté. Space X redessine son système de parachutes utilisé sur
les Cargo dragon afin qu'ils puissent se déployer selon plusieurs types de
scénarios en cas de vol avorté.
23 août 2017, Elon Musk, dévoile le scaphandre qu'utiliseront les
astronautes à bord de la cabine habitée Dragon 2 (Dragon Crew) dès 2018. Cette
combinaison est destinée à être utilisé à l'intérieur du vaisseau pour palier à
un éventuel problème de décompression, elle ne peut donc en aucun cas servir
lors d'une EVA à l'extérieur du vaisseau car elle ne possède aucun moyen de
réguler les températures extrêmes du vide spatial variant de -150°c à l'ombre à
+100°c au soleil. Elon Musk avait déclaré en octobre 2015 qu’il accordait
beaucoup d’importance à l’apparence de ce scaphandre, "la tenue spatiale SpaceX
devra ressembler à une combinaison du XXIème siècle et fonctionner correctement”
expliquait-il à l’époque. Cette combinaison blanche, qui semble tout droit
sortie d’un film de science-fiction tant son design apparaît épuré, a été conçue
en interne afin de réduire les coûts de production et de s’assurer de sa
fiabilité. Elle a d'ores et déjà été testée à très basse pression et Elon Musk a
également révélé qu’il a été particulièrement difficile de trouver l’équilibre
entre l’esthétique et l’aspect fonctionnel des combinaisons.
La tenue des astronautes Space X
a été conçu en interne par SpaceX. Chaque combinaison sur mesure est
conçue pour fournir un environnement sous pression à tous les membres de
l’équipage à bord du Dragon dans des situations atypiques telles que la
dépressurisation de la cabine.Cette
combinaison achemine également les systèmes de communication et de
refroidissement pour les astronautes pendant la durée du vol.
Les fonctionnalités supplémentaires sont les suivantes:
▪ casque de combinaison spatiale imprimé en 3D
▪ Gants compatibles avec les écrans tactiles
▪ Couche externe ignifugée
▪ Protection auditive lors de l'ascension et de la rentrée
▪ Point de connexion unique entre la combinaison et le
véhicule
▪ Curseurs fixant les pieds au
repose-pieds
Mai 2018, la NASA valide le remplissage des
réservoirs du lanceur Falcon avec l'équipage à bord, contrairement au vols
habités précédents. cette procédure, "load and go" nécessite un remplissage du
Falcon 9 35 mn avant le décollage avec des ergols cryogéniques à très basses
température comme Space X le fait pour ces vols commerciaux.
Aout 2018, une maquette du Crew Dragon est
présenté devant le siège de Space X en CA.
La NASA commande 12 missions commerciales pour emmener des
astronautes vers ISS, 6 avec chaque fournissuers. Le 3 août 2018, les équipages des premiers vols du Crew
Dragon sont
désignés. De gauche à droite: Doug Hurley,
Bob Behnken, Mike Hopkins et Victor Glover. Behnken (STS 123 et 130) et Hurley
(STS 127) et 135) piloteront le vol
DM2
A Capsule équipage : partie
pressurisée- B Capsule équipage : module de service non
pressurisé - C "Tronc" - 1 Bouclier thermique - 2
Tuyère moteur SuperDraco (4 x 2) - 3 Panneaux solaires - 4
Tuyères moteurs Draco (4 x 4) - 5 Cône articulé protégeant le
système d'amarrage à la station spatiale - 6 Trappe des
parachutes pilotes - 7 Écoutille équipage - 8Trappe des 4
parachutes principaux - 9 Gaine des câbles et tuyaux reliant le
tronc et la capsule de l'équipage (énergie, circuit régulation
thermique,...) - 10 Radiateurs - 11 Prise ombilicale
utilisée sur le pas de tir - 12 Ailerons de stabilisation en cas
d'éjection au lancement - 13 Hublots.
Basé sur le Dragon cargo, le Crew
Dragon mesure
8,23 m de hauteur. 2 parties le composent: la cabine en tronc de cône et le "trunk"
cylindrique.
La cabine, de type Apollo mesure 4,88 m de
hauteur pour 3,95 m de diamètre de base. Une base protégée par un bouclier
thermique recouvert de Pica de 3e génération. La cabine pressurisée offre 9 m3
de volume habitable pour 4 astronautes et du fret. La partie haute abrite la
pièce de jonction NDS (80 cm de diamètre) recouverte au lancement d'un
couvercle. La cabine est équipé de 4 hublots, d'une écoutille et de moteurs de
manœuvre (UDMH et N2O4), . De part et d'autre de l'écoutille, 2 trappes logent les parachutes
pilotes et les 4 principaux.
La pièce de jonction NDS, NASA Docking System
de 80 cm de diamètre
L'intérieur du Dragon, révélé en septembre 2015 est grand et extrêmement dépouillé
avec une série d'écrans plat de contrôle. La cabine a aussi 4
sièges et le volume atteint 9,3 m3, contre 10,5 pour le Soyouz. Le
dragon peut rester 7 jours en orbite de façon autonome et 210 jours docké à ISS, le Soyouz peut rester 30 jours en orbite et 180 à ISS.
Dragon est juste un taxi entre la terre et ISS.
Le moteur SuperDraco qui équipe le Crew Dragon. la
chambre de combustion est fabriqué en 3D dans un alliage de nickel et
fer (Inconel). Chaque moteur est placé dans une coque de protection qui
évite la propagation du défaut en cas de panne.
4 pods de 2 moteurs SuperDraco pour l'éjection en cas
de vol avorté (7 tonnes de poussée), 4 pods de 3 Draco sur les cotés et 3 Draco
sous le couvercle de la pièce de jonction pour le contrôle RCS (40 kg de
poussée)
Le "trunk" fait office de module de service et mesure
3,65 m de haut et de diamètre. Sur les parois sont collés d'un coté
les panneaux solaires et de l'autre les radiateurs thermique.
L'intérieur est "vide" non pressuriser pouvant accueillir des petites
charges utiles (37 m3). 4 petits stabilisateurs assurent la stabilité du
vaisseaux en cas de vol avorté.
Contrairement au "core" du Falcon 9 et au CRS cargo,
Space X n'a pas prévu de réutiliser ces Crew Dragon après leur vol
essentiellement parce que le Crew Dragon amerrit dans l'océan
contrairement au CST 100 qui atterrit.. L'eau salé rendrait la
recertification du vaisseaux pour couteuse qu'un modèle neuf.
Caractéristique
CST-100 Starliner
Crew Dragon
Soyouz TMA m/MMS
Constructeur
Boeing
SpaceX
RKK Energia
Type de véhicule de rentrée
Capsule classique
Capsule classique
Capsule classique
Masse
10 t.
9,5t.
7,15 t.
Diamètre externe
4,56 m
3,6 m.
2,72 m
(module de descente 2,2 m.)
Longueur
5,03 m.
7,2 m.
7,48 m.
Volume pressurisé
11 m3
9,3 m3
9 m3
Source d'énergie
Panneaux solaires + batteries
Panneaux solaires
Panneaux solaires
Système d'éjection
Propulseurs externes
Propulseurs intégrés
Tour de sauvetage
Autonomie en vol libre
60 h
Une semaine à deux ans
4 jours
Méthode d'atterrissage
Parachutes + airbags (Terre)
Parachutes
Parachutes + propulsion
pour la vitesse résiduelle
Site d'atterrissage
Terre ou mer
Mer
Terre
Lanceur
Atlas V
Falcon 9
Soyouz
Réutilisabilité
Oui
Oui
Non
Autres caractéristiques
Partie pressurisée
subdivisée en deux modules
La première cabine est lancé dans l'espace le 2 mars 2019.
Pour ce vol DM1, la cabine est équipée comme un vol habité avec les sièges, un
système de traitement de l'air. Dragon rejoint la station en utilisant ses
moteurs de manoeuvre "Draco", grâce à 3 poussées. L'amarrage se fera sur le PMA
2, Pour sa première mission, Crew Dragon est le plus lourd vaisseau lancé par
Space X vers ISS, 12 tonnes au moment de l'amarrage, dont 204 kg d'équipements
pour les astronautes. La mission dure 6 jours, 5 heures et 55 minutes et se
termine par un amerrissage sous parachutes dans l'Atlantique. Les équipes
d'intervention devront intervenir 45 minutes après comme pour un vol habité.
Prévu pour juin, le vol test du système
d'éjection du Crew Dragon à haute altitude "In flight abort test", est repoussé a janvier 2020, suite à
l'explosion de la cabine dragon lors de tests statique des moteurs Super draco
en avril. L'enquête menées par la suite démontre que
l'explosion découle d'une fuite du circuit d'alimentation du peroxyde d'azote
dans le circuit de pressurisation contenant de l'hélium. La fuite s'est produite
au niveau d'une vanne en titane. Pour corriger le problème, la vanne est
remplacée par un disque de rupture. Les modifications apportées au système de
propulsion du vaisseau Crew Dragon sont testés avec succès le .
Le 19 janvier 2020, la cabine C201 du vol DM1 est lancé
par un Falcon 9 déjà utilisé 3 fois, étage B1046, pendant
1 minute 25 secondes jusqu'à une altitude de 15 km.
Les moteurs du lanceur sont alors éteints et le vaisseau s'éjecte en allumant
ses moteurs Superdraco, suivi de la destruction de la fusée quelques secondes
plus tard. Le Crew Dragon poursuit son vol sur une trajectoire suborbitale,
avant d'ouvrir des parachutes 4 minutes 45 secondes après le lancement, puis
amerrit avec succès dans l'Océan Atlantique après 9 minutes de vol.
Le "trunk" de la cabine du vol IFAT récupéré en mar
Le second vol de qualification et premier vol avec un
équipage, baptisé DM2 est lancé le NASA Robert Behnken et Douglas
Hurley. Crew Dragon rejoint l'ISS le après 19 heures de vol. Après un séjour de deux mois sur
l'ISS, les astronautes quittent la station le et entament
les manœuvres de retour sur Terre et la cabine amerrit avec succès dans le
Golfe du Mexique le . À la suite de la réussite de ce vol, le vaisseau est qualifié
pour effectuer ses missions opérationnelles à partir de Commercial
Crew integrated Capability).
Mission
Cabine №
Date
Remarques
Dragon 2 "pad abort"
C201 DragonFly
6 mai 2015
Pad abort test, Cape Canaveral Air
Force Station, Florida
SpX-DM1
C204
2 mars 2019
Vol non habité du Dragon 2, s'amarre à
ISS et retourne sur terre, détruit accidentellement lors d'un essai au
sol quelques semaines après.
Dragon 2 "in-flight abort"
C205
19 janvier 2020 2019
Test "in-flight abort"
devait utilisé le C204
SpX-DM2
C206 "Endeavour"
30 mai 2020
Premier vol habité du Dragon 2 avec 2
astronautes US pour 2 semaines
CCtCap Missions 1–6
2020 et après
Premier vol opérationnel du Dragon 2. La
NASA a commandé 6 missions pour le transport de 4 astronautes vers ISS
et 100 kg d'équipements. Le vaisseau servira aussi de chaloupe de
sauvetage en orbite.
CRS2 missions 1–6
2019–2034
NASA a commandé 6 autres missions cargo
avec le contrat CRS 2 (janvier 2016). les missions devaient débuter en
2019. Elles seront repoussées.
Le contrat passé avec la NASA pour la relève des équipages
d'ISS datant de 2012 prévoit 12 vols, dont 6 sur le Crew dragon entre 2020 et
2024 avec un équipage de 4 personnes.
Space X a construit 5 cabines Crew Dragon 2
- Endeavour (C206), le premier à transporter des humains, lors du vol
DM2 en mai 2020. Revole en avril 2021 (Crew 2), avril 2022 (AX1), en
mars 2023 (Crew 6), en mars 2024 (Crew 8), en aout 2025 (Crew 11)
- Résilience (C207), vole pour la première fois en
novembre 2020 (Crew 1), septembre 2021 (Inspiration 4), en septembre
2024 (Polaris Down), en avril 2025 (FRAM 2).
La cabine "Resilience" sera modifiée pour le
vol inspiration 4 avec l'ajout d'une coupole à la place du système de
docking et vole sur la mission Fram 2 survolant les pôles en mars 2025.
- Endurance (C210) vole pour la première fois en
novembre 2021 (Crew 3), octobre 2022 (Crew 5), en aout 2023 (Crew 7), en
mars 2025 (Crew 10).
- Liberté (C212) vole pour la première fois en avril
2022 (Crew 4), en mai 2023 (AX2), janvier 2024 (AX3), en septembre 2024
(Crew 9), en février 2026 (Crew 12) .
- Grace (C213), le 5e et dernier construit, qui a fait
ses débuts sur la mission Axiom 4 au milieu de l'année 2025 et décrit
par SpaceX comme le dernier Crew Dragon de construction neuve.
SpaceX a arrêté la production de nouvelles Crew Dragon
après la quatrième (Freedom) en 2022, mais en a construit une autre
(Grace/C213) en raison de la demande ; aucune autre capsule habitée
n'est prévue, l'accent étant mis sur la réutilisabilité (certification
des capsules pour jusqu'à 5 à 15 vols chacune) et éventuellement sur
Starship.
Space X développe aussi le Dragon 2 version cargo, modernisant
ainsi la version Dragon utilisé près de 20 fois pour ravitaller ISS jusqu'en
2020. cette cabine
dispose de systèmes de survie réduits, est
dépourvue de moteurs d'éjection Super Drago et ne possède que deux ailerons.
Contrairement aux capsules Dragon de première génération qui s'amarraient à
l'ISS à l'aide du bras robotique de la station, les capsules Cargo Dragon de
deuxième génération s'amarrent directement à l'ISS. En janvier 2015, Space X
répond au contrat CRS 2 pour 6 missions cargo et fabrique 2 cabines Dragon 2,
les C208 et 209. En novembre 2024, la NASA prolonge le contrat CRS2
(Commercial Resupply Services) jusqu'en 2030
et ajoute une 3e cabine la C211.
Le premier Dragon 2 vole le 6 décembre 2020,
mission CRS 21 avec la cabine C208, suivit du vol CRS 21 avec la cabine C209. En
décembre 2020, 3 autres missions sont rajoutées, Space X fabrique alors une 3e
cabine, la C211 qui vole pour la première fois le 26 novembre 2022 (CRS 26). Fin
2025, les 3 cabines ont volé 4 fois pour la C208, 5 fois pour la C209 et 3 fois
pour la C211, totalisant 12 missions, de CRS 21 à 33.